des syndicalistes révèlent des informations
Loi NOME : un véritable hold-up !
Interview de Jean-Marc Bozzani, membre de la commission exécutive de la FNME
Vu sur le NET !

+ de vidéos, cliquez ici
ou visionnez les vidéos en version Windows Media Player

Signez la pétition !


Le projet de loi NOME sera discuté en séance plénière au Sénat en septembre

logo du senatEn savoir plus sur
le site du Sénat


 

affiche
Télécharger l'affiche [687 Ko]
Télécharger l'affiche H.D [5.6 Mo]

Accueil

LES TARIFS D’ÉLECTRICITÉ VONT AUGMENTER POUR PERMETTRE LA CONCURRENCE !!!!

À TERME, L’USAGER PEUT S’ATTENDRE À DES HAUSSES SUBSTANTIELLES DE SA FACTURE, COMME CELA S’EST DEJA PRODUIT POUR LE GAZ.

NE LAISSONS PAS FAIRE !

Début juin 2010, les parlementaires auront entre les mains l’avenir du service public de l’électricité.

En effet, débutera dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale l’examen du projet de loi Nome, soit la Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité, concoctée par le gouvernement.

Le principe en est simple : constatant que la concurrence ne fonctionne pas - plus de 96 % des Français restent fidèles à l’opérateur historique (EDF) -, le gouvernement a décidé de la créer… artificiellement.

Si la loi passe, à partir du 1er janvier 2011, EDF aura obligation de revendre à ses concurrents jusqu’à 25 % de sa production d’électricité.

Un véritable hold-up ! Les fournisseurs d ‘électricités vont se voir offrir un quart de la production, que les Français ont déjà payé avec leur facture, pour qu’ils puissent réaliser des profits, au seul bénéfice de leurs actionnaires.

C’est une première d’obliger une entreprise, dans le monde de la concurrence libre et non faussée, à céder une partie de ses atouts à des concurrents qui produisent peu ou pas du tout d’électricité.

Trois points cruciaux sont en question :

• Point n° 1 : les tarifs
Les tarifs vont mathématiquement augmenter puisqu’il est reconnu que la concurrence ne peut s’exercer parce qu’ils sont trop bas. Quelque soit le prix de rachat, tous les fournisseurs chercheront à faire une marge. Des chiffres circulent déjà et les fournisseurs de tous bords se frottent les mains.
Cela touchera lourdement tous les usagers et risque de porter un coup supplémentaire au secteur industriel, déjà mal en point, quand on sait que le prix de l’électricité est un facteur important de localisation industrielle.
Déjà certains industriels annoncent que, dans ce cas de figure, ils préféreront transférer leurs usines dans des pays qui leur permettent une stabilité et une visibilité à long terme à un tarif intéressant, comme le Canada ou les Etats-Unis, voir d’autres pays d’Europe.
L’originalité de la France dans cette affaire, c’est d’accepter d’auto saborder son avantage compétitif, son système électrique.

• Point n° 2 : les investissements
Les fournisseurs profiteront de la manne nucléaire sans aucun investissement. On a vu ce que cela a donné il y a plusieurs années en Californie avec la grande panne électrique. Là-bas comme ailleurs, l’Etat s’est réapproprié le secteur. Quant à nous, nous privatisons à tour de bras !

• Point n° 3 : la clause de destination
La loi stipule que les fournisseurs accédant à la « rente nucléaire » devront justifier d’un portefeuille de clients équivalent sur le territoire national.
Tout le monde sait pertinemment que cette clause ne tient pas juridiquement, et qu’au moment opportun elle sera remise en cause et permettra à n’importe quel fournisseur d’aller spéculer partout en Europe.

Va-t-on finir par réaliser que la concurrence sur un produit qui ne se stocke pas et se transporte mal est une aberration ?

Le résultat de ce mauvais compromis risque de mettre à mal, non pas l’entreprise EDF mais toute l’organisation du secteur électrique.

La CGT des Mines et de l’énergie vous propose d’agir, en partageant les informations que vous venez de lire et/ou de voir, en participant au sondage ci-contre et en signant la pétition en ligne.

Téléchargement
En savoir plus sur NOME Lettre de la Commission européenne Réponse du 1er ministre à la Commission européenne Le projet de Loi Nome Projet de Loi Nome : exposé des motifs Histoire d'un hold-up programmé Nos écrits 4 pages - "politique énergétique" Mission Roussely sur la filière nucléaire française : contribution de la CGT La presse en parle Bakchich Hebdo du 29/05/10 Le Monde du 15/05/10 Médiapart du 03/05/10 Le Monde du 14/04/10 L'Expansion du 14/04/10 Challenges du 14/04/10 Le Nouvel Observateur du 04/03/10 L'Humanité du 22/01/10 Europ'Energies du 5/10/09 Lire aussi Compte-rendu des séances de l'assemblée nationale Compte-rendu du mardi 15 juin 2010 Compte-rendu du mercredi 09 juin 2010 Compte-rendu du mardi 08 juin 2010 Dossier d'actu de la FNME-CGT : Politique énergétique Dossier d'Energies Syndicales, le journal de la FNME-CGT : Loi NOME : Mobilisons-nous Communiqués de presse de la FNME-CGT : Communiqué de Presse du 6 juillet 2010 LOI NOME : Les lobbyistes du capital à la manœuvre Lettre ouverte au journal «Le canard Enchainé» Déclaration des fédérations syndicales CFTC-CMTE, CFE-CGC, FNME-CGT lors de leur audition sur la loi Nome loi NOME (Nouvelle Organisation du Marché Electrique) Loi NOME : Hold up annoncé
Créa/Dev. : Comtown Productions © 2010 | Loi NOME : Nouvelle Organisation du Marché de l'Électricité
Contact :
Fédération nationale des mines et de l'énergie 263 rue de paris 93100 Montreuil - 01 56 93 26 50 - fnme@fnme-cgt.fr